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Des backups qui marchent vraiment

Tout le monde a des « backups ». Presque personne n'a testé une restauration. Le jour où la base est corrompue, la seule question qui compte : combien de temps, et combien de données perdues ? Voici comment sauvegarder pour de vrai.

Guide22 juil. 2026~7 min · intermédiaire
pg_dumpS33-2-1RPO/RTOrestauration
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La vérité qui dérange

Un backup jamais restauré n'est pas un backup : c'est une supposition. J'ai vu des dumps corrompus depuis des mois, des sauvegardes qui excluaient une table clé, des scripts qui tournaient dans le vide. On ne le découvre qu'au pire moment — sauf si on teste.

!

La seule preuve qu'un backup marche, c'est une restauration réussie sur un environnement vierge. Le reste, c'est de l'espoir.

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La règle 3-2-1

La règle qui a fait ses preuves : 3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site. Une seule sauvegarde au même endroit que la prod ne protège de rien — un incident emporte les deux.

3 copiesla prod + deux sauvegardes
2 supportsex : snapshot RDS + dump sur S3
1 hors siteune autre région, ou un autre compte cloud
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Sauvegarder et TESTER

La sauvegarde est la partie facile. La partie qui sauve, c'est la restauration régulière sur une base vierge, vérifiée automatiquement. Si ce n'est pas automatisé, ce n'est pas fait.

backup.shcopier
# sauvegarde Postgres : un dump compresse, date, envoye sur S3
$ pg_dump "$DATABASE_URL" | gzip > db-$(date +%F).sql.gz
$ aws s3 cp db-$(date +%F).sql.gz s3://backups-prod/db/
# LE test qui compte : restaurer sur une base VIERGE et verifier
$ gunzip -c db-2026-07-21.sql.gz | psql "$RESTORE_TEST_URL"

Sur AWS, les snapshots RDS automatiques + la restauration point-in-time couvrent déjà beaucoup — mais teste quand même une restauration réelle une fois par trimestre.

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RPO & RTO : tes objectifs

Deux chiffres définissent ta stratégie. Le RPO : combien de données tu acceptes de perdre (l'âge du dernier backup). Le RTO : en combien de temps tu dois être de nouveau debout. Ils dictent la fréquence et le type de sauvegarde.

RPO d'une heure ? Un dump quotidien ne suffit pas — il faut du continu (WAL, point-in-time) ;
RTO de 15 min ? Le dump doit être restaurable vite, script prêt et testé ;
documente la procédure de restauration : en crise, personne n'improvise ;
chiffre les sauvegardes et restreins l'accès au bucket — un backup, c'est toute ta donnée.
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Sources & ressources

01PostgreSQL — pg_dumpLa référence officielle du dump : formats (custom, directory), dumps parallèles, et restauration via psql ou pg_restore.02PostgreSQL — Continuous Archiving and Point-in-Time RecoveryArchivage WAL + base backup : la seule façon d'avoir un RPO de quelques minutes plutôt que de 24 h.03Google SRE Book — Data Integrity: What You Read Is What You WroteLe chapitre qui pose la règle : personne ne veut des backups, tout le monde veut des restaurations — testées de bout en bout, en continu.04AWS — Disaster recovery options in the cloudBackup & restore, pilot light, warm standby, multi-site : comment RPO et RTO dictent la stratégie et le coût.05AWS RDS — Restoring a DB instance to a specified timeLa restauration point-in-time gérée : logs de transactions poussés vers S3 toutes les 5 minutes, restauration dans une nouvelle instance.06Amazon S3 — Retaining multiple versions of objects with S3 VersioningLe versioning transforme un DELETE en delete marker : la version précédente reste récupérable après une fausse manip.07Amazon S3 — Locking objects with Object LockWORM sur le bucket de backup : en mode compliance, même le root ne peut pas supprimer avant la fin de la rétention.

Un bon système de backup se juge à une seule chose : une restauration testée, récente et documentée. Applique le 3-2-1, automatise le dump ET son test de restauration, fixe ton RPO/RTO — et le jour de l'incident devient une formalité, pas une catastrophe.